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Les assureurs complémentaires profitent de la santé


Alors que le pouvoir d’achat des français est en diminution constante depuis quelques années, l’assurance complémentaire est l’un des vingt produits et services l’ayant le plus affecté entre 2000 et 2005, selon une étude du Crédoc (Centre de Recherche pour l ’Étude et l’Observation des Conditions de Vie) et l’article publié en Janvier 2009 dans le magazine Mieux Vivre.

Cependant, la forte progression des cotisations de ces dernières années n’a pas été employée à l’amélioration des prestations servies, mais bien au contraire, elle a permis d’accroître les marges de ce secteur d’activité qui devient très profitable, comme le démontre le Rapport du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie de Juillet 2008.

Extrait du Rapport du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie de Juillet 2008

«Entre 2001 et 2006, la profitabilité des organismes complémentaires n’a en effet cessé de s’améliorer. Alors que les dépenses de santé des Organismes Complémentaires ont augmenté de 32,2%, le chiffre d’affaires du secteur, constitué des cotisations et des primes des assurés, a augmenté plus fortement, soit de 48,2 % sur la même période. Cette amélioration de la profitabilité s’explique principalement par l’augmentation du taux de marge du secteur qui passe de 13% à 27% selon les familles d’Organismes complémentaires. Les frais de gestion ont en effet augmenté moins vite sur la période que les cotisations. »

Couverture dentaire

Combien de Français ont une couverture dentaire de 250% à 400% de la base de remboursement de la Sécurité sociale équivalent au niveau de la CMU-Complémentaire ?

La plupart des familles n’ont bénéficié d’aucune amélioration des prestations en compensation de l’augmentation des cotisations.

L’obligation d’adhésion par le biais de l’employeur rend captifs de nombreux salariés. Ils sont sans alternative et possibilité de comparer le rapport qualité /prestations des complémentaires avant d’adhérer.

Frais de gestion

Se pose aussi la question des frais de gestion des Organismes complémentaires, épinglée par la Cour des comptes qui juge que la gestion de l’Assurance Maladie est bien meilleure. Globalement, la sécurité sociale ne se désengage pas sur les maladies nécessitant des soins hospitaliers.

Force est de constater, que la transparence, tant réclamée par certaines complémentaires pour les traitements bucco-dentaires à entente directe pratiqués par les chirurgiens-dentistes, n’est pas appliquée dans leur gestion, dans les garanties, dans les prestations versées et dans les cotisations demandées aux adhérents.

Les assurances complémentaires sont elles encore des acteurs de santé publique comme elles en font la publicité ou de simples financiers utilisant la maladie comme un support pour faire du business à court terme ?

17 milliards de bénéfices

Les cotisations ont augmenté beaucoup plus que les prestations versées à l’adhérent, permettant aux organismes complémentaires de faire des bénéfices conséquents et de créer des réserves de 17 milliards d’euros.

Cette augmentation a été acceptée par les Français par ignorance de la situation économique de l’assurance complémentaire méconnaissance des chiffres. Ils semblent satisfaits du montant actuel des cotisations de leur complémentaire : 53% estiment payer le juste prix, 32% estiment payer un peu trop cher, seuls 13% pensent payer trop cher.

Augmentation des cotisations

Les Organismes complémentaires ont prévu une augmentation, pour l’année 2009, de 3,5 à 7,5%. Augmentation qu’elles imputent à la taxe sur leur chiffre d’affaire qui passe de 2.5% à 5,9% pour assurer le financement de la CMU-C. Eric Woerth, ministre du budget estime qu’elles ont les moyens d’absorber cette taxe sans augmentation pour les adhérents.

La Sécurité sociale paye les soins

les plus lourds

92,4% des dépenses de santé hospitalières sont assurées par la Sécurité sociale, nécessitant que peu de participation des complémentaires sur des soins longs et couteux. D’ailleurs, selon l’assurance maladie, une partie de la marge des Organismes complémentaires est assurée par l’augmentation du nombre de bénéficiaire de l’exonération du ticket modérateur.

Par contre, pour les soins de ville et en particulier les traitements bucco- dentaires, le désengagement de la sécurité sociale est constant et les Organismes complémentaires ne transfèrent pas pour autant sur les soins ambulatoires les économies générées sur les patients pris en charge à 100%, ce qui se traduit par une stagnation des prestations proposées par ces Organismes

La presse au lieu de stigmatiser systématiquement les chirurgiens dentistes comme responsable de la difficulté d’accès aux soins dentaires devrait examiner plus attentivement l’ensemble des intervenants dans le remboursement des actes.

L’insuffisance chronique des remboursements de l’assurance maladie des les traitements bucco-dentaires à entente directe ainsi que les cotisations surestimées permettant aux organismes complémentaires de faire d’énormes bénéfices ne sont que trop rarement dénoncés.

 Le législateur serait bien inspiré d’imposer la transparence et une garantie minimum au moins équivalente à celle des bénéficiaires de la CMU-C, aux Organismes Complémentaires.

Assurances complémentaire

Distinction Assurance/Mutuelle

La prise en charge dentaire

Absence de dialogue

17 milliards de bénéfices

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